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Une école cadenassée ! La République bafouée !

Le par

L’école est une priorité. Mais l’est-elle encore pour Dominique Schmitt. Une école cadenassé quelle image plus terrible pour la République ?

L’école est le lieu, apolitique, où les enfants se retrouvent pour apprendre ce qui fonde notre bien commun, notre identité nationale. Cadenasser une école c’est cadenasser le savoir. Ces méthodes ne sont pas sans rappeler les régimes despotiques, que les élus de la République sont censés combattre en tant que républicain.

Cette réforme part d’un constat partagé par l’ensemble de la communauté éducative et des experts scientifiques : avec le nombre de jours d’école le plus faible des 34 pays de l’OCDE, les écoliers français subissent des rythmes scolaires qui n’ont aucun équivalent dans le monde, avec des journées très longues et très chargées. Cette organisation, du temps de l’enfant conduit à leur grande fatigue, à des difficultés d’apprentissage, donc à un échec scolaire accru.

Vous dites que la réforme scolaire est une réforme inapplicable et non financée ? La réforme des rythmes scolaires est une réforme financée. Le gouvernement a décidé la mise en œuvre d’un fonds exceptionnel pour la mise en place et le renforcement des activités périscolaires. Toutes les communes ayant décidé de mettre en œuvre les nouveaux rythmes scolaires se voient allouer une dotation forfaitaire de 50 euros par élève, avec une dotation supplémentaire de 40 euros pour les plus en difficultés. Par ailleurs, le passage d’une convention avec la Caisse nationale d’allocations familiales permet de porter l’aide nationale aux collectivités à un montant d’une moyenne de 130 euros par enfant.

Vous dites que la réforme des rythmes scolaires est une réforme fait au lance-pierre ? La réforme des rythmes scolaire a été préparée en concertation avec les professionnels de l’éducation et les collectivités territoriales. Elle avait même été lancée depuis 2010 par Luc Chatel qui avait finalement jugé urgent de ne rien faire malgré les recommandations de toute la communauté éducative, voire malgré son intime conviction si l’on en croit ses récentes déclarations. Par ailleurs, la réforme prévoit que chaque collectivité qui passe à la semaine de 4,5 jours doit négocier un Projet Educatif Territorial avec l’ensemble des acteurs intervenant dans le domaine de l’éducation : associations de parents d’élèves, syndicats enseignants, administrations concernées, institutions culturelles et sportives. Son but est de tirer parti de toutes les ressources du territoire, de garantir une plus grande continuité éducative entre les projets des écoles et les activités proposées aux élèves en dehors du temps scolaire et d’offrir à chaque enfant un parcours éducatif cohérent et de qualité.

Le manque de volontarisme de Dominique Schmitt concernant cette réforme n’a ainsi d’égal que son incompétence. Si au lieu de refuser en bloc cette réforme, la mairie d’Heiteren c’était donné le temps de la mettre en place, le résultat serait certainement tout autre aujourd’hui. C’est pourquoi nous invitons fortement Mr.Schmitt à prendre contact avec Antoine Homé, maire de Wittenheim, qui a su mettre en place cette réforme avec maestria.

La section du Parti Socialiste de Neuf-Brisach

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